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Le Chuong Quan Khi Dao



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Présentation

Le Quan Khi Dao, art martial moderne, est une synthèse de plusieurs styles d'arts martiaux chinois et vietnamiens. Cette synthèse est l'aboutissement de 25 ans d'études et de recherches effectuées par l'un des plus grands experts des arts martiaux sino-vietnamiens, maître Pham Xuan Tong (né le 17 juillet 1947 à Ninh Binh). Au Vietnam, il a eu le privilège d'être le disciple de maître Chau Quan Ky qui l'a désigné comme successeur de son école chinoise (le Nga Mi Ho Hac Trao). Il a également bénéficié de l'enseignement de l'art martial vietnamien par son grand oncle Pham Tru et par les maîtres Long Ho Hoi, Phan Thanh Su et Le Van Kien. Le terme Quan Khi Dao possède la signification suivante : La voie des énergies corporelles (Quan désigne l'ensemble, Khi désigne l'énergie et Dao désigne la voie). Le nom de cet art martial est également un hommage au maître Chau Qwan Ky. Le Qwan Ki Do est une synthèse des techniques fondamentales chinoises (hakkas) et du style millénaire viêtnamien de l'école Quan Khi. Il comprend des techniques d'animaux, de poing, de pied, de balayage, de projection, de clés, de self-défense, de ciseaux, de combat, d'acrobaties, d'armes (bâton, nunchaku, tribaton, tonfa...) et des chorégraphies de combats imaginaires. La pratique régulière du Quan Khi Dao assure détente, concentration et favorise la prise de conscience de l'énergie interne. Conscient de ses possibilités mais aussi de ses limites, libéré des tensions multiples, le pratiquant avance progressivement sur la voie de la sérénité. Fortement influencé par la philosophie Taoïste, le Quan Khi Dao fonde sa progression sur deux formes de travail complémentaires. Durant les premières années, le pratiquant développe son potentiel physique (force, souplesse, résistance) par l'étude de techniques de poings, de pieds, de déplacements... Ensuite, l'accent est mis sur un travail plus personnel et plus interne afin d'éveiller son intuition, de développer ses qualités de perception et d'anticipation. L'équilibre entre ces deux formes de travail, l'aboutissement de cette progression vise à la découverte de la voie de la sagesse. Cet art est pratiqué dans plus de 36 pays.

Historique

1. Maître Chau Qwan Ky

Maître Chau Qwan Ky est né en 1895 dans la province du Guang Dong en Chine. Il est élevé par son oncle, prêtre taoïste et dirigeant d'une grande école d'Arts Martiaux. Très rapidement, il montre des qualités indéniables pour la pratique de l'art martial. En 1936, il quitte la Chine et vient résider à Tra Vinh dans le Sud-Vietnam. Sa maîtrise des arts martiaux mais aussi ses connaissances de la médecine traditionnelle le font rapidement connaître dans cette région. C'est à la suite d'un incident que sa renommée traversera le Sud-Vietnam. Au cours d'une fête locale, deux Chinois font une démonstration d'arts martiaux peu convaincante. Ne désirant pas perdre la face devant le public vietnamien, l'organisateur prie Maître Chau Qwan Ky de présenter une image plus digne de l'Art Martial. Quoique réticent, Maître Chau Qwan Ky s'exécute et émerveille l'assistance. Les deux démonstrateurs doutant de son efficacité réelle, le défient et sont mis hors de combat en quelques secondes...Plusieurs Chinois lui demandent alors d'être acceptés comme disciples. Plus tard, il crée alors sa première école d'arts martiaux et fait la connaissance de plusieurs experts vietnamiens, maître Le Van Kien, Long Ho Hoi, Truong Thanh Dang, Le Dai Hoan, et un compatriote l'expert Lai Qui. II participe ensuite à plusieurs grandes rencontres d'où il sort régulièrement vainqueur. Il est alors considéré comme le plus grand expert des méthodes chinoises de la région. C'est à partir de 1968, alors qu'il poursuit ses recherches sur le contrôle de l'énergie, qu'il ressent les premiers malaises. Il rédige son testament et décède quelques heures plus tard des suites d'une hémorragie cérébrale. C'est Maître Pham Xuan Tong alors en France, qu'il choisira comme successeur et à qui il fera remettre son testament ainsi qu'une partie des livres qu'il a écrits spécialement à son intention.

2. Maître Pham Xuan Tong

Le 17 juillet 1947, dans le petit village côtier de Ninh Binh au Tonkin (Nord-Vietnam) naissait le Maître Pham Xuan Tong dans une famille modeste et dans un pays plein d’événements et de souffrances qui durcissent le coeur de ceux qui les vivent. En 1955 sa famille s’installe au Sud Vietnam. C’est dans cette ambiance qui permet difficilement d’imaginer des possibilités de futur qu’il va rencontrer un homme exceptionnel, ce qui changera radicalement sa vie.

3. La rencontre

Cet homme, le Maître Chau Quan Ky va l’initier au monde des Arts Martiaux. En effet le Maître Chau Quan Ky, Chinois réfugié depuis 1936 au Vietnam à cause des événements qui ont fait fuir des milliers de ses compatriotes, est un moine taoïste mais aussi un Maître d’Arts Martiaux, fameux au Vietnam. Il appartient à l’ethnie des Hakkas, de la province de QUANG DONG au sud de la Chine. Il a introduit au Vietnam les écoles qu’il a dominées dans son pays sous la tutelle de son oncle, dirigeant d’une grande école d’Arts Martiaux: NAM PHAI DUONG LANG (T’ang lang du sud), THIEU LAM NAM PHAI (Shaolin du sud) y NGA MI PHAI (Wo Mei P’ai). Le Nga Mi Phai est un style fondé par un ermite connu sous le nom de l’homme aux sourcils blancs qui vivait dans les montagnes de Nga Mi Son du sud de la Chine; il se caractérise par des techniques rapides et puissantes des mains accompagnées par des déplacements très rapides, ainsi que par l’utilisation de l’énergie physique et de l’énergie vitale (Khi); dans le sud de la Chine sa renommée égalait celle de l’école de Shaolin. Depuis son installation au Vietnam, le Maître Chau Quan Ky a accepté seulement des élèves Chinois. Sa rencontre fortuite avec le jeune Pham Xuan Tong va changer ce fait. Il va l’accepter comme disciple et lui transmettra toute sa connaissance. Un jour, maître Chau Qwan Ky est appelé à Go Vap, petit hameau du sud-Vietnam, pour prodiguer ses soins. Surpris par un orage, il tente en vain de protéger ses plantes médicinales quand une voix d'enfant attire son attention. Cet enfant de 10 ans, Pham Xuan Tong, lui offre l'hospitalité. Emu par sa bonté, il demande sa date de naissance et, après avoir établi sa carte du ciel, il prie ses parents de lui confier cet enfant, promettant de lui transmettre ses connaissances des arts martiaux chinois si, toutefois, il peut supporter toutes les épreuves. C'est alors le début d'une période très difficile pour Pham Xuan Tong.

4. Un entraînement très dur

La rencontre aura lieu en 1956, le jeune Pham Xuan Tong a alors neuf ans. A cette époque les entraînements sont très durs et très stricts. Il a lieu après l’école et dure plusieurs heures. Fréquemment le Maître Pham Xuan Tong se souvient des difficultés de l’entraînement, au début il travaillait seulement les positions de base ainsi que des mouvements éducatifs de mains et de pieds. Il allumait un bâton d’encens et gardait une position le temps que brûlait la moitié du bâton, il changeait de position et la gardait jusqu’à ce que le bâton brûlait totalement. A partir de 14 ans l’entraînement était de quatre heures par jour. Les week-ends le jeune Pham Xuan Tong s’initiait au Kinh Dich (Yi Kinh) ainsi qu’à la médecine traditionnelle chinoise, qui inclu entre autres la digitopuncture et la phytothérapie (médecine traditionnelle chinoise par des préparation a base de plantes) auprès de son Maître Chau Quan Ky.

5. Ses années de compétition

A partir de 16 ans il débute dans l’enseignement comme assistant du Maître. Vu les qualités du jeune Pham Xuan Tong, son grand oncle Pham Tru souhaite lui transmettre l’art familial du VO dans la tradition de la famille. Après un entretien avec le Maître Chau Quan Ky, qui non seulement accorde son autorisation mais qui en plus encourage le jeune Pham Xuan Tong a enrichir sa connaissance des Arts Martiaux, commence l’entraînement. Son grand oncle lui apprend les techniques secrètes de l’école QUAN-KHI, fondée par l’empereur Le Hoan (980-1009), ainsi que les secrets du maniement du Guom (sabre). Il est intéressant de remarquer que l’arrière grand-père du Maître Pham Xuan Tong n’était autre que Pham Van Mien connu sous le nom de Tein Dao Bat Nhap (celui qui ne peut être atteint par les flèches et les couteaux) à cause de sa grande habilité dans le maniement du sabre. Ces techniques se sont transmises de génération en génération. A ses 19 ans il participe à plusieurs compétitions dans lesquelles il vainc fréquemment se forgeant ainsi une réputation de combattant. Toutefois il préfère se consacrer à l’enseignement et à la recherche, suivant ainsi les conseils de son Maître. En 1966 il est nommé moniteur d’Arts Martiaux et de Sports à l’institut de technologie Don Bosco à Go Vap puis au lycée Chan Phuoc Liem. A cette même époque il est sélectionné pour faire partie de l’équipe d’entraîneurs nationaux du Maître Long Ho Hoi.

6. Successeur testamentaire de l’école

En 1968, à l’âge de 21 ans, il doit à son grand regret décider de se rendre en France pour poursuivre des études universitaires d'éducation physique. Il pensait rentrer rapidement, pour pouvoir aider son Maître pour la création d’une synthèse des Arts Martiaux Chinois et Vietnamiens, il devra attendre 27 ans avant de pouvoir poser de nouveau le pied sur le sol de son pays natal. Quelques mois après son arrivée en France il reçoit la nouvelle du décès de son Maître Chau Quan Ky, à cause d’une hémorragie cérébrale pendant ses recherches sur le contrôle de l’énergie (Khi). Le Maître Chau Quan Ky l’a nommé successeur testamentaire de son école et lui transmet tous les documents et mémoires issues de ses recherches sur les Arts Martiaux.

7. La Fédération Française de Qwan Ki Do

En 1981 est créée la Fédération Française de Qwan Ki Do. Cette fédération a pour but de développer la méthode créée par Maître Pham Xuan Tong : le Qwan Ki Do (Qwankido, Quan Khi Dao). De nouveaux textes de lois la conduiront à modifier son intitulé qui deviendra en 1988 : Qwan Ki Do France. Suite à des dissidences cette fédération se divisera en 1995 et sera dissoute en 1996.

8. L’école Chuong Quan Khi Dao

En 1995 de profonds désaccords concernant la gestion administrative et financière de la fédération conduisent à l’éclatement de Qwan Ki Do France. Ses 3000 pratiquants se divisent alors en 3 groupes :
- ceux qui créent l’Union Française des Associations Traditionnelles de Quan Khi Dao pour continuer le Qwan Ki Do sous l’autorité du Maître entre 1500 et 1750 pratiquants.
- ceux qui arrêtent définitivement le Qwan Ki Do ou se tournent vers d’autres disciplines (karaté, Arts Martiaux Vietnamiens,…). Environ 250 à 500 pratiquants.
- ceux qui créent l’Union Nationale de Quan Khi Dao pour continuer le Qwan Ki Do mais ne plus être sous l’autorité du Maître constituent l’Union Nationale de Quan Khi Dao (version littéraire de Qwan Ki Do), environ 1000 pratiquants.

9. Constitution de l’UNQKD

Le regroupement au sein de l’Union Nationale de Quan Khi Dao est organisé par un groupe d’anciens élèves parmi les plus hauts gradés et les plus hauts cadres de l’ancienne fédération de Qwan Ki Do. Les objectifs essentiels de l’Union Nationale de Quan Khi Dao sont : se soustraire à l’autorité du Maître, continuer la pratique de la méthode Qwan Ki Do, rejoindre une fédération délégataire (le choix s’est porté logiquement sur la Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux affinitaires). L’Union Nationale de Quan Khi Dao fonctionne alors comme une amicale coordonnant les activités communes et défendant les intérêts communs des clubs adhérents. L'école Chuong Quan Khi Dao ne s'est pas organisée en fédération autonome parce qu'elle est convaincue que les compétences et les performances des pratiquants d'Arts Martiaux Vietnamiens (quels que soient l'école et le style) ne pourront être reconnues de façon crédible qu'à travers une Fédération des Arts Martiaux Vietnamiens, elle même reconnue par l'état (Brevet d'état, brevet professionnel, grades officiels, statut de sportif de haut niveau, etc.). Le 1er juillet 2004, dans un courrier adressé à tous les clubs d'Arts Martiaux Vietnamiens (AMV) recensés (cliquer ici pour lire ce courrier), le MINISTERE DE LA JEUNESSE, DES SPORTS ET DE LA VIE ASSOCIATIVE, désigne la Fédération des Arts Martiaux Traditionnels Vietnamiens (FAMTV) comme structure de regroupement des AMV. L'objectif de ce regroupement est d'aboutir, à terme, à la reconnaissance des AMV au travers d'un agrément puis d'une délégation. Depuis cette date les clubs de l'école Chuong Quan Khi Dao, alors affiliés à la Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux Affinitaires (FFKAMA), ont donc rejoint la FAMTV. Fidèles à leur engagement pour la reconnaissance des AMV, ils prennent une part active dans l'animation et les manifestations de cette fédération, comme ils l'ont fait précédemment dans d'autres structures.

10. Le terme Chuong Quan Khi Dao

Les 2 groupes (Union Nationale de Quan Khi Dao et Union Française des Associations Traditionnelles de Quan Khi Dao) ayant rejoint la Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux Affinitaires, Guy SAUVIN alors Directeur Technique National nous a demandé de modifier notre nom afin de pouvoir nous différencier. Nous avons choisi de rajouter le terme Chuong qui complète le sens du terme Quan : Chuong Quan = diriger. Le choix de ce terme a été encouragé par le fait que Maître Pham Xuan Tong a choisi le nom Qwan Ki Do (en version littéraire: Quan Khi Dao) pour honorer la mémoire de son Maître Chau Qwan Ky. En rajoutant le terme Chuong on conserve donc l’esprit qui a prévalu à l’élaboration du nom initial. La traduction de Chuong Quan Khi Dao est alors : la voie du contrôle de l’énergie. Le Chuong Quan Khi Dao n’est donc pas un style, mais une école qui pratique le Qwan Ki Do.

Les grades

Il fut un temps où le système des ceintures de couleurs n’existait pas. Un grand nombre de pays vietnamien ne reconnaissaient que trois niveaux :
1) SO DANG ou NHAP MON (Initiation)
2) TRUNG DANG ou TRUNG MON (Niveau intermédiaire)
3) THUONG DANG ou DAI MON (Niveau avancé)
D'autres écoles utilisaient un concept de tenue (VO PHUC) de couleurs différentes, ou un nombre de poches précis présentes sur l’uniforme, ou encore des écharpes de couleurs différentes mais encore aussi des clous sur la ceinture pour déterminer le niveau de connaissance et d’expérience d’un étudiant. Dans le QWAN KI DO ou QUAN KHI DAO, le système traditionnel des grades suit le principe du système traditionnel Dai hoa luu hành hérité de génération en génération par les Grands Maîtres. Ce système a subit diverses altérations pour s'adapter à notre culture occidentale.

1 - Niveau d'initiation ou NHAP MON

Au début de son initiation, le pratiquant portera la ceinture blanche. Après une saison de pratique l'élève pourra se présenter pour le 1er cap. Cette catégorie se décompose en 5 niveaux... Pendant cette période, le débutant porte une large ceinture blanche avec des rubans nommés "Câp" : rouges pour les enfants de moins de 13 ans et bleus pour les adolescents et les adultes. Le temps d'acquisition minimum entre chacun est de 9 ou 10 mois (le temps d'une saison sportive environ).
DEBUTANT : ceinture blanche correspondant à Vô Cuc (symbolise le vide, l'infini le début de la vie, de l'apprentissage)
CAP MOT : 1er ruban bleu, correspondant à Thai Cuc (symbole de les lois du changement et la base de la connaissance des 5 éléments)
CAP HAI : 2éme ruban bleu, ou Luong Nghi (symbole l'émergence de l'opposition entre les deux pôles AM et DUONG, et techniquement représente l'harmonie entre la gauche et la droite du corps et l'harmonie entre les jambes et les bras)
CAP BA : 3éme ruban bleu ou Tu Tuong, (symbolise les quatre points cardinaux et les quatre membres du corps)
CAP BON : 4éme ruban bleu ou Ngu Hành, (symbolise les cinq éléments, le corps dans sont ensemble, et une certaine coordination des quatre membres)
Après quatre ans de pratique régulière et l'acquisition des 4 câp (ruban bleu), l'étudiant sous condition de réussite d'un examen d'évaluation, est autorisé à se présenter au niveau national de Ceinture Noire le niveau intermédiaire ou TRUNG MON ; qui nécessite l'âge minimum de 16 ans.

2 - Niveau intermédiaire ou TRUNG MON

La ceinture noire donnera accès pour le pratiquant à l’attribution de dang. Un an après avoir passé l'examen pour atteindre le niveau intermédiaire, l'étudiant est autorisé à présenter le premier examen de TRUNG MON. Nhât Dang puis ensuite Nhi Dang... ou Môt Dang, Hai Dang... Ce sont des termes couramment utilisés pour représenter les niveaux cette catégorie des HUYEN DAI (Ceinture Noire à liseret rouge) : Les degrés (Dang) ne sont plus matérialisés par une barette sur la ceinture mais par le trigramme correspondant cousu sur le bas gauche de la veste du pratiquant. (VO PHUC)
KIEN 1er Niveau ou Nhât Dang ou Môt Dang
DOAI 2éme Niveau ou Nhi Dang ou Hai Dang
LY 3rd Niveau ou Tam Dang ou Ba Dang
CHAN 4th Niveau ou Tu Dang ou Bôn Dang
TON 5th Niveau ou Ngu Dang ou Nam Dang
Le temps d'attente entre chaque niveau ou chaque Nhât Dang, Nhi Dang... (Môt Dang, Hai Dang...) est prescrit par le règlement technique de la WOLRD UNION OF QWAN KI DO. Tous candidats reçus à un examen, à commencer par le premier Dang, doit initialement être approuvé par La Commission Mondial des Grades et Dang (World Commission of Grades and Dang).

3 - Niveau supérieur ou DAI MON

A partir du 5ème dang, la ceinture est rouge et blanche. A ce niveau, l'enseignement est personnalisé et oral.
KHAM 6th Niveau ou Luc Dang ou Sau Dang
CAN 7th Niveau ou Thât Dang ou Bay Dang
KHON 8th Niveau ou Bat Dang ou Tam Dang

4 - SIEU DANG

Siêu Dang (ceinture blanche avec une bande rouge au milieu et un liseret jaune) : Ce niveau est attribué aux experts et vétérans qui a dédié leurs vie entière au service de lors méthode et des arts martiaux.
DICH 9th Niveau ou Cuu Dang ou Chin Dang
DAO 10th Niveau ou Thâp Dang ou Muoi Dang

5 - CHUONG MON DAI

Seul le Maître fondateur ou son successeur testamentaire porte la ceinture ci-contre réunissant les couleurs suivantes: blanc, jaune, rouge et bleu.
Le niveau de ceinture CHUONG MON DAI est donné de génération en génération, et a été donné du Maître CHAU QUAN KY au Maître PHAM XUAN TONG. Cette ceinture, au-dessus de toutes les ceintures de QWAN KI DO garantie l'éthique et l'authenticité de cette méthode. Selon le principe du Dai Hoa Luu Hành, il est placé dans la position "Que Khôn" et symbolise la théorie de "l'éternelle renaissance". Cette ceinture est composée de quatre bandes de couleurs représentant les vertus traditionnelles.
Elles sont :
1) La bande bleue au bord de ceinture - La couleur bleue représentant la bonté et la volonté.
2) La bande jaune en deuxième position - La couleur jaune représentant la lucidité et la clairvoyance.
3) Le rouge, principale couleur de ceinture - La couleur rouge représente le courage et la combativité.
4) La bande blanche au centre de la Ceinture - La couleur blanche symbolise la Pureté et représente la synthèse de toutes couleurs.

La compétition

En Qwan Ki Do, la compétition et les arbitrages ont été élaborés par le Fondateur Pham Xuan Tong, à la création de la méthode et couvrent tous les aspects de la pratique :
- Assaut libre ou GIAO DÂU : par équipe de 2, 3 ou 5 avec le port d'un gant, seule la main gantée à le droit de toucher à la tête, reste interdit le triangle des yeux, du nez et de la bouche ; la main non gantée est tolérée pour les frappes au corps. Coquilles, protèges dents et protèges tibias, pieds, sont obligatoires. Idem pour les catégories enfants et féminines, incluant : le port des deux gants, du casque de protection de la tête avec grille imposée.
- Technique ou GIAO DÂU KY THUÂT (en individuel ou par équipe).
- Armes traditionelles ou GIAO DÂU BINH KHI (en individuel ou par équipe), les combattants doivent être équipés obligatoirement de protections : casque intégral avec grille, plastron protégeant (corps, dos, flancs), gants, coquille (masculine, féminine), protège bras et tibias (toutes ces protections doivent être agrées et autorisées par la World Union Of Qwan Ki Do).
Cette coposante importante du Qwan Ki Do permet au pratiquant de situer les progrès relatifs à lui-même en matière de maîtrise de ses émotions, de contrôle de ses gestes, de créativité. La compétition au Qwan Ki Do n'est pas une obligation pour les pratiquants, on peut également, au sein d'un club, s'exercer sous forme d'échanges techniques libres, sans vainqueur, ni vaincu, afin d'évaluer ses capacités de combativités ainsi que ses faiblesses.
Les compétitions à l'échelon international ou mondial sont placées sous l'autorité de la W.U.Q.K.D. Il existe deux styles de compétition : QWAN KI DO, arts martiaux vietnamiens.
Les catégories sont : 7/9, 10/12, 13/15, 16/17 et plus de 18 ans (en équipe de trois combattants en masculin et pour les féminines en individuelles).
Le QWAN KI DO se singularise par la richesse de ses techniques : saisie et immobilisation (CÂM NA), techniques zoomorphes (LINH THU), armes traditionnelles (CO VO DAO) etc.
Ceci permet de nombreuses possibilités pour l'élaboration de combats et compétitions.