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Les armes traditionnelles (co vo dao)

Une dizaine d'armes traditionnelles peuvent être étudiées par le pratiquant (bâton long, bâtons courts, sabre, coupe-coupes, Long-Gian, tribâton, chaîne, couteaux hirondelle, couteaux papillon, éventail, hache, hallebarde….). L'apprentissage des armes ne doit commencer qu'une fois les bases connues : positions, coup de poing, coup de pied, blocages, contre-attaque... Chaque arme doit être considérée comme le prolongement du bras, voire du corps. Il ne faut pas perdre de vue les spécificités de l'arme utilisée, avant et pendant l'apprentissage. Leur maniement ne doit pas être saccadé mais fluide, vif et précis. Pour la défense, ne jamais oublier que le plus important est de savoir bloquer l'attaque de l'adversaire et non pas les enchaînements qu'il peut y avoir par la suite. Le Võ Sinh doit se focaliser sur l'essentiel avant les artifices. Autant d'armes, qui peuvent être pour le pratiquant un moyen supplémentaire de recherche de la maîtrise et de la concentration, indispensable à la pratique des armes. Longtemps colonisés par les chinois, les viêtnamiens n'avaient pas le droit de posséder d'armes. C'est pourquoi ils développèrent des techniques de défense à partir de leurs outils de travail journalier : le bong (baton long) est un exemple parfait. Utilisé par tous comme baton de marche (accessoirement comme baton de nourriture en décrochant les fruits des arbres), il se transforme en une arme redoutable... Je cite aussi l'éventail, que les femmes utilisent aussi pour se défendre. Dans le système féodal vietnamien, seuls les nobles et les soldats pouvaient porter une arme, ainsi le peuple incapable de se défendre face à la menace des épées des soldats et des pilleurs, adaptèrent les outils du quotidien, qui devinrent des armes puissantes et mortelles. Au 18e siècle, le général Nguyên Hûe, issu d'une famille de paysans qui devint le roi "Quang Trung", utilisa le Co Vo Dao pour repousser les envahisseurs Tsing et a pu ainsi unifier le pays. Les généraux étaient en première ligne des batailles et ne restaient pas en retrait comme de simples stratèges. Ils devaient acquérir la maîtrise des dix-huit armes de combat traditionnelles et connaître aussi leurs utilisations dans la tactique générale d'une bataille. Par exemple, le long bâton et la grande faucille (Câu Liêm Thuong) servaient à dégager le terrain des obstacles puis les lances, les sabres avec bouclier pouvaient attaquer... On peut en distinguer deux types : d’une part, les armes agraires, sont les bases permettant de maîtrise toutes les autres, voir de transformer n'importe quel objet en arme, la plupart du temps en bambous ou en bois (Bong, gian...), en fait des outils servant dans la vie courante. D’autre part, les armes « nobles » en métal (Giao, guom) réservées à l’origine aux castes d’élite ou aux guerriers. Ces armes étaient utilisées pour faire la guerre mais aussi comme moyen de musculation. Qu'ils soient guerriers des temps anciens, bandits de grands chemins, ou encore, villageois à la merci des animaux sauvages, les hommes ont toujours recherché une meilleure efficacité pour se battre et pour se défendre. En tant que discipline martiale, la pratique du QWAN KI DO inclut l'apprentissage d'une grande variété d'armes. L'arme doit être considérée comme le prolongement de la main, elle-même étant le prolongement de l'esprit. Cette discipline des armes, le Co Vo Dao, ne doit jamais être apprise de façon anodine ou comme un jeu. L'origine de ces armes vient pour la plupart, des outils agraires. D'autres ont été façonnées pendant les guerres. Avec l'expérience de terrain, elles ont été modifiées pour en augmenter leur efficacité. C'est ainsi que sont apparus différentes sortes de sabres, épées, lances, hallebardes, etc. En QWAN KI DO, nous distinguons deux catégories d'armes. La première catégorie concerne les armes en bois et articulés. La seconde, les armes rares et tranchantes. Les armes en bois servent pour l'initiation et le développement de la coordination. Cette pratique est nécessaire pour l'apprentissage des autres armes. Ces armes de base permettent également une approche de la compétition, grâce à des armes en mousse. Le temps d'apprentissage des armes de bases développe également une maturité et une responsabilisation du pratiquant, quant à l'utilisation d'une arme. Après trois ans de pratique environ, le pratiquant aura gagné assez d'expérience pour commencer l'apprentissage des armes tranchantes ou rares. L'enseignement des armes rares ne se fait que de Maître à élève. Les armes tranchantes sont très variées. Leur représentation va des sabres du Vietnam : GUOM (proches dans leurs forme, du sabre japonais) au MA DAO (sorte de cimeterre ou coupe-coupe). En QWAN KI DO, il y a également une grande variété de couteaux, tels que les couteaux hirondelle (sorte de saï japonais avec une lame à double tranchant) et les couteaux papillon à lames larges, bien connus des écoles chinoises d'arts martiaux, comme le wing chun. Les formes des armes rares sont très variées, en fonction de leurs origines. Il y a les SONG KAU (sorte de crochets sabres, aussi appelés couteaux lunes), les haches, dont la pratique a été directement tirée de son utilisation sur le terrain. Il y a également le cerceau en acier qui, selon les légendes, viendrait de l'armature du panier de la paysanne, ou alors, du collier de prière du moine. A la cour et chez les lettrés, l'éventail aussi peut servir comme arme. D'autres armes revêtent un caractère plus étrange. Les truelles, la chaîne et la bêche volante viennent directement des corps de métiers. Enfin il existe aussi toute une gamme d'armes de jet, qui maintiennent les adversaires à distance : différents types de couteaux de lancer, fléchettes, étoiles, billes d'acier, et aussi, des baguettes et même des pièces de monnaie. Pour ceux qui le désirent, il est possible de pratiquer les armes en compétition "combat" ou "technique".

Armes agraires

Bong (baton long)

Le bâton long est le fidèle compagnon du paysan nomade. Il était utilisé non seulement pour transporter de grosses charges mais également pour la cueillette.

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Le Bo-jutsu, technique du bâton long

Le Bo est un bâton rond dont la longueur varie entre 1,6 m et 2,4 m. Il est fait dans un bois dur. Au Moyen Age, dans nos contrées, il était couramment utilisé par les paysans et les voyageurs non initiés au métier des armes. Au Japon, le Bo était utilisé dés le 12ème siècle et particulièrement apprécié des moines guerriers qui luttèrent contre Oda Nobunaga et Toyotomi Hideyoshi au XVIème siècle. Entre le XVIIème et le XIXème siècle (époque Tokugawa), la police shôgunale l'utilisait très souvent contre des brigands et rônins armés de katana. A son origine, l’art et le maniement du bâton long se situaient entre le Karaté-do et le Ken-jutsu. Le Bo-jutsu fut attesté par quatre katas spécifiques, originaires de Chine. L’étude de ces katas, de difficulté croissante, n’était transmise que comme une sorte d’annexe au cursus du Karaté-do. Dans les années 1960, Aoki Senseï, conscient de la valeur de cette pratique, entreprit de lui faire parcourir en quelques années le chemin qu’avait parcouru le Karaté-do en trois générations de Maîtres (Funakoshi Senseï, Egami Senseï, et lui même). A partir des quatre katas chinois, et de Eiko (forme de base du Shintaido créée par Aoki Senseï), il mit en place un programme d’étude sur les techniques de coupes. Ces techniques servaient d’introduction à l’étude des katas. Il adjoignit un cinquième kata contenant la totalité de ses découvertes dans la discipline. En 1978, Aoki Senseï réalisa un voyage en Amérique du Sud. Un an plus tard, il revînt avec un ensemble absolument inédit de techniques de projection, comprenant les réceptions et les attaques du bâton long :
- Bo contre Bo
- Bo contre mains nues
- Bo contre Jo
Le Jo est un baton court (1,40 m).
Il ajouta au programme deux katas de Jo :
- Hojo kata
- Taichi jo kata
S’inspirant de l’essence des trois premiers katas venus de Chine, Aoki Senseï donna naissance à trois katas plus courts :
- Hi no kata (kata du feu)
- Kaze no kata (kata du vent)
- Mizuno kata (kata de l’eau)
La quintessence de ces derniers katas, de difficultés également croissantes, est actuellement au cœur du programme de Bo-jutsu. Aujourd’hui, le Bo-jutsu est une discipline à part entière. Nourri de l’esprit même du Shintaido, il nous montre la pureté des formes du Shintaido, dans une esthétique toujours en mouvement.
Spécificités
Arme de longues distances souvent en rotin ou en bambou. Le maniement est fluide mais les applications plus sèches que les autres armes. La rapidité d'exécution tout comme son amplitude doit être dissuasif.
Objectif
Savoir faire tourner le Bo autour du corps le plus rapidement possible sans déséquilibre et dans les 2 sens. Pour cela les hanches doivent être bloquée (position chao ma tan). Les poignets sont très souples et les épaules doivent s'efforcer de ne pas tourner. Ce sont en fait (dans un sens comme dans l'autre) une succession d'enchaînements de 4 attaques.
Principes
La taille doit être plus ou moins égale à celle du Võ Sinh. Ne pas oublier que toute la force est concentrée aux extrémités du Bo. Les mains tiennent le Bo à chaque tier, ou bien la distance entre les mains est égale à la largeur des épaules. Par formalisme, on tient le Bo main gauche paume vers le haut et main droite paume vers le bas. En position de garde, l'extrémité gauche pointe vers l'adversaire, le Bo est contre le corps, l'angle par rapport au sol est d'environ 45°.

Cau liem (serpe)

Cuu khuc

La chaîne est divisée en plusieurs sections en métal (7, 9 ou 13) reliées entre elles par des anneaux. C'est une arme souple redoutable pouvant être utilisée par paire pour fouetter ou percer un adversaire. Un morceau de tissus est souvent attaché au bout de celle-ci améliorant l'aspect visuel, son contrôle et réduisant les risques pour le pratiquant de se blesser. La chaîne demande, tout comme le tri-bâton, une grande maîtrise.

Long gian (fléau à 2 branches ou nunchaku)

Cette arme très connue sous le nom de nunchaku (nom japonais) était à l'origine un fléau en bois qui servait à piler le riz et le blé. Sa notoriété est intervenue au travers des nombreux films d'arts martiaux tels que ceux de Bruce Lee. Le nunchaku est un objet qui peut nous paraître très connu, grâce à son utilisation au cinéma, dans certains film "d'actions", ou dans certaines séries télévisées. Il s'agit en réalité d'une discipline très aboutie et dont on ne peut imaginer tous les aspects sans en avoir été instruit par une personne compétente. Plus que tout autre Art Martial, le Nunchaku est synonyme de dextérité et maîtrise. Il est commun de dire que son origine remonterait à l'invasion de l'île d'Okinawa par les seigneurs féodaux japonais, qui interdirent toutes les armes afin d'obtenir la soumission totale des habitants. Alors, les paysans adaptèrent leurs outils pour en faire des armes. En fait, son utilisation se retrouve également en Europe. Ce fut notamment le cas lors des très nombreuses révoltes paysannes chez nous en France au Moyen âge. Les paysans utilisaient ce qu'il convient d'appeler des armes par destination (fléaux, fourches, rames...) puisque là aussi les armes par nature (sabres, épées...) leur étaient interdites. Chacun utilisait ce qu'il avait, puisque le port de l'épée était réservé aux nobles. Le fléau servant à battre le blé ou le riz fut donc utilisé sous différentes formes aussi bien en Occident qu'en Extrême Orient. Il convient cependant de préciser que les formes codifiées de combat avec ces outils agraires apparurent tout d'abord en Chine. Actuellement, pour des raisons de politique sportive du Ministère chinois chargé des sports, la pratique de cette arme n'est pas développée, mais c'est une autre histoire. Le nunchaku doit sa popularité à son apparition dans l'un des films de Bruce Lee: "Opération Dragon". Bruce Lee fait en effet preuve d'une dextérité étonnante et allie des techniques de nunchaku de combat à une gestuelle artistique...Le fond et la forme, l'art et la technique sont réunis et le résultat est impressionnant! C'est tout un art de manier le nunchaku, cette arme redoutable qui peut se retourner contre son utilisateur au cours d'un combat si celui-ci ne le maîtrise pas parfaitement. Mais cela peut également être un plaisir que de l'utiliser dans le cadre d'une simple pratique artistique. Ici viennent d'être introduits les deux principaux aspects de la pratique du nunchaku : le nunchaku artistique, le nunchaku de combat.

Le Nunchaku Artistique

En artistique, on utilise un nunchaku en mousse pour débuter puis un nunchaku en bois ou en plastique une fois les bases acquises. Le poids du nunchaku est très important en fonction de l'expérience de la personne : un nunchaku trop lourd ralentit considérablement le mouvement tandis qu'un autre trop léger est totalement incontrôlable. Quand on sait que la perfection et la précision du mouvement ainsi que la vitesse d'exécution sont les principaux objectifs que tente d'atteindre le pratiquant... Une autre caractéristique du nunchaku artistique est que ses deux branches sont le plus souvent reliées par une chaîne montée sur roulements à billes. Ceci pour accélérer encore les rotations et pour faciliter les mouvements autour de la main.

Le Nunchaku de Combat

Au contraire, le nunchaku de combat est systématiquement équipé d'une corde qui assure au deux branches une stabilité parfaite dans le mouvement, ainsi qu'une plus grande puissance d'exécution due à la rigidité de la corde sous tension. On utilise pour l'entraînement au combat un nunchaku en bois, de 35 cm de longueur et de forme octogonale (Rien de tel pour apprendre à placer correctement sa main que de recevoir plusieurs fois de suite un coup sur le pouce!). En compétition, le nunchaku en mousse, le casque et les gants sont imposés. Cela vous donne une idée de l'efficacité de l'engin !

Ma Dao (cimeterre ou coupe coupe)

Moc can (tonfa)

Son utilisation originelle permettait aux paysans de moudre les graines de céréales en l'utilisant comme manche pour tourner les meules. Il est muni d'une poignée latérale au tiers de sa longueur et mesure 50 cm. Pour obtenir une bonne maîtrise technique et une certaine dextérité, sa pratique demande beaucoup de souplesse, de force et d'agilité dans les doigts et les poignets. L'utilisation de cette arme repose sur le mariage de la souplesse et de la force afin de doser l'intensité lors de son utilisation aussi bien en impacts reçus que donnés. Il s'utilise par paire pour donner un maximum d'efficacité.

Song con (bâtons courts)

Tham thiet gian (fléau à 3 branches)

Le tri-bâton encore appelé fléau à 3 branches ou nunchaku à 3 branches est une arme délicate à manier. Beaucoup plus long que le long gian son utilisation est propice au combat face aux armes de longue portée.

Tien bong (baton court)

Ne trouvant pas le bong adapté pour vaincre un adversaire armé d'un sabre, la solution fut d'utiliser un baton court. Utilisé par deux, cet ustensile courant pouvait servir autant pour l'attaque que la défense. La taille du bâton court est comprise entre 0,80 cm et 0,90 cm permettant de le dissimuler facilement.

Armes militaires dites "nobles"

Dai dao (hallebarde)

La guisarme est une arme utilisée pour le combat rapproché. En raison de son poids important, elle demande une forte assise au sol pour celui qui la manie. De ce fait l'énergie cinétique, lorsqu'on la manie, est très importante et en fait une arme très puissante, capable de tailler, percer et arracher les armures. Cette arme était utilisée par l'infanterie, permettant ainsi d’arrêter une charge de cavaliers en plantant le dai dao dans le sol face à l'ennemi. Un autre maniement était de couper les jarrets des chevaux à l'aide du crochet dont elle est munie, toujours, à distance ou encore de désarçonner les cavaliers en l'employant tel un hameçon au niveau des jointures de leurs armures.

Dao (couteau)

Spécificités

Arme de courte distance pour piquer, trancher et tordre. Ne nécessite pas de force mais de la vitesse. Il existe 4 attaques et 12 techniques de défense (3 différentes pour chaque attaque).

Variante

Song Dao (le Double Couteau), d'apparence, c'est un couteau classique à part qu'on peut le séparer en 2. Cela permet donc d'avoir un couteau dans chaque main. Par formalisme, on tient le couteau gauche pique vers le haut et le droit vers le bas. On élargit ainsi les possibilités d'attaque, de défense et de contre-attaque.
Attaques
1 - Couteau tenu pique vers le bas, mouvement vertical de haut en bas
2 - Couteau tenu pique vers le haut, mouvement horizontal extérieur vers intérieur
3 - Couteau tenu pique vers le bas, mouvement horizontal intérieur vers extérieur
4 - Couteau tenu pique vers le haut, pique droit devant

Doan guom (sabre court)

Guom (sabre long)

Le sabre long était une arme d’officier au maniement difficile. Sa pratique nécessitait un entraînement rigoureux. C'est pourquoi aujourd'hui cette arme garde toute sa noblesse et fascine encore le pratiquant.

Kich (lance)

Kiem (épée)

Spécificités

C'est une arme de moyenne distance. Aucun besoin de forcer parce que l'arme est très tranchante. On fludifie ainsi le mouvement par soucis de vitesse.

Objectif

Avoir toujours dans l'esprit la protection de soi-même pendant les phases de contre-attaque. On ne fait pas plus de 3 attaques successives sur le même adversaire puisqu'on suppose l'arme très efficace. Dans la recherche de la fluidité, le bras ne tenant pas le Kiem effectue les mouvements symétriques à l'autre bras pour compenser le déséquilibre.

Principes

Le Kiem se tient le plus près possible de la lame. Le Kiem est composé de 3 parties : le 1er tier (le pic), le 2ème (le centre) et le 3ème (la base). Le 1er sert à piquer, le 2ème à trancher et le 3ème à bloquer.

Quat (éventail)

C'est une arme blanche japonaise formée d'un éventail, dont les pales sont faites en métal, de façon à pouvoir rapidement, et discrètement, tuer un adversaire. Sur le plan historique, le quat a commencé à exister lorsque les européens ont amenés au Japon des éventails. Les japonais se sont inspirés de cette forme dépliables de l'éventail qu'eux ne connaissaient pas pour en faire une arme digne des légendes populaires. Pendant le Moyen-Age au Japon, le chef de guerre (le shôgun) portait un "gunsen" (littéralement: "éventail de guerre") : ce type d'éventail avait une monture forgée en acier et servait à la fois de signe de ralliement et de direction des troupes (brandi ouvert), et à la fois de garde et de protection (une fois fermé) lors d'un combat au sabre. Le quat, de forme plus européenne, était plutôt réservé aux femmes, qu'elles avaient toujours à portée de main, et qu'elles apprenaient à manier dès leur plus jeune âge. Le quat était utilisé à la fois comme armes défensives dans les palais qui interdisaient souvent le port d'un sabre ou d'un couteau.

Spécificités

Chaque branche de l'éventail contient à son extrémité un pic. C'était une arme très utilisé par les maîtres, les femmes ainsi que les voyageurs puisque d'apparence annodine et désintéressée son maniement nécessite beaucoup d'agilité et de maîtrise.

Objectif

Savoir faire tourner l'éventail autour du corps avec un mouvement symétrique de l'autre bras (comme pour le Kim). Il existe huits ouvertures possibles :
1- Vertical descendant
2- Vertical remontant
3- Diagonale descendant de gauche à droite
4- Diagonale descendant de droite à gauche
5- Diagonale remontant de gauche à droite
6- Diagonale remontant de droite à gauche
7- Horizontal gauche à droite
8- Horizontal droite à gauche

Principes

Ne jamais montrer que l'on force en le maniant, ce serait aller à l'encontre de son essence. Après un mouvement du bras, on arrête le mouvement en durcissant le poignet et en relachant les petits doigts, cela crée les ouvertures et fermetures.

Song dao (couteau)

Les sabres papillons utilisent des techniques très amples, généralement symétriques pour trancher ou faire saigner l’adversaire. La longueur de la lame doit permettre la protection de l'avant bras tout entier. La garde est destinée à protéger la main, à dévier ou à bloquer une attaque de sabre et permettait d'en casser la lame. C'est donc un exercice réclamant une parfaite coordination technique des membres supérieurs ainsi qu'un total équilibre du corps tout entier.

Thuong (lance)

La lance est en rotin souple comme le bâton long et la pointe ne doit pas dépasser la hauteur des yeux. Cette arme très dangereuse associée à l'élément Feu, était l’arme de base du fantassin. Tout comme le cuu khuc, un morceau de tissus peut être fixer à la pointe pour perturber l'adversaire.

Yen Dao (couteau)